Festival Effervescence : les élèves de l’option Cinéma Audiovisuel au cœur du 7ème Art.
Du 1er au 5 octobre 2026, les élèves de l’option Cinéma-Audiovisuel (CAV) du lycée Frédéric Ozanam ont participé à la 11e édition du Festival Effervescence de Mâcon. Au programme : projections, rencontres avec des professionnels, découverte des métiers du cinéma et participation au jury lycéen. Une expérience immersive pour apprendre à regarder les films autrement, de leur création à leur diffusion auprès public.
Des courts-métrages pour découvrir de nouveaux regards.
Les jeudi 1er et vendredi 2 octobre, une cinquantaine d’élèves a rejoint le cinéma Pathé de Mâcon pour participer à la programmation scolaire Adolé-sens.
La première journée a commencé par une rencontre avec des étudiants de La CinéFabrique, école de cinéma implantée à Lyon et à Marseille. Quatre courts-métrages réalisés dans le cadre de leur formation ont été projetés : La Légitimité des autres d’Ulrich Zehe, Le Signal de Julien Grohar, Yann s’implique de Maël Marmey et Chkoun de Mina El Mliji.
Ces projections, suivies d’échanges avec les jeunes réalisateurs, donne aux élèves l’occasion de découvrir des créations originales, de mieux comprendre les choix artistiques des cinéastes et d’échanger avec de futurs professionnels du secteur. La rencontre permettait également d’appréhender la diversité des métiers nécessaires à la réalisation d’un film, de l’écriture à la production, en passant par l’image, le son et le montage.
L’après-midi, place au cinéma régional avec une sélection de courts-métrages réalisés en Bourgogne-Franche-Comté : Sardine de Justine Le Guilloux, Soleil gris de Camille Monnier, L’Île de Félicien Forest et L’Enfant à la peau blanche de Simon Panay. En partenariat avec l’APARR et le dispositif Docs ici, courts là, cette séance a également permis aux élèves de rencontrer des membres des équipes de films et d’en apprendre davantage sur les réalités de la création audiovisuelle en région.
Du grand écran aux métiers de l’image.
Le vendredi 2 octobre, les élèves ont poursuivi leur parcours de spectateurs avec un long métrage : Vol au-dessus d’un nid de coucous de Milos Forman, réalisateur sur lequel il avait au préalable travaillé quelques semaines auparavant.
Ces œuvres, aux univers très différents, ont enrichi leur expérience cinématographique et nourri leur réflexion sur les choix de mise en scène, la narration et la manière dont un film transmet des émotions et des idées.
Autre temps fort de cette journée : une master class consacrée au métier d’affichiste de cinéma, animée par Gaël Labanti, directeur artistique du Festival Effervescence.
Les élèves ont pu découvrir cet univers aux côtés de trois professionnels : Laurent Lufroy, Aurélie Huet et Alexis Veille. Laurent Lufroy, l’homme aux 700 affiches, a notamment travaillé pour des réalisateurs tels que Luc Besson, Jean-Pierre Jeunet et David Lynch.
Souvent première rencontre entre un film et son public, l’affiche de cinéma constitue un véritable travail de création. Elle doit traduire l’atmosphère d’une œuvre, en révéler certains éléments sans tout dévoiler et donner envie de la découvrir. Cette rencontre a ainsi permis aux élèves de mieux comprendre les liens entre image, graphisme, communication et cinéma.
Des lycéens deviennent jurés du festival.
Cette édition a également mis à l’honneur l’engagement des élèves dans la sélection compétitive Quintessence.
Quatre lycéens de l’option Cinéma – Christa Haddad, Leny Benzazon, Camille Goyard et Daphné Cullafroz – ont constitué le jury, présidé par la comédienne Lena Garrel et la réalisatrice Laura Piani. Leur mission : visionner des films de jeunes réalisateurs présentés en avant-première, puis confronter leurs impressions et leurs analyses afin de porter un regard argumenté sur les œuvres.
Être juré ne consiste pas simplement à désigner le film que l’on a préféré. Il faut être attentif à la réalisation, au scénario, au jeu des comédiens, à la photographie, au rythme et aux émotions suscitées. Il faut aussi savoir expliquer son point de vue, écouter celui des autres et participer à une réflexion collective pour faire émerger un choix. Cette responsabilité donne une autre dimension à l’apprentissage du cinéma.
Les élèves ne sont plus seulement spectateurs : ils deviennent acteurs de la vie culturelle locale et participent à la reconnaissance de jeunes talents.
Au palmarès de cette 11e édition, le jury a notamment décerné une mention spéciale au film haïtien Marie Madeleine de Gessica Généus.
Le Prix de la Jeunesse a, quant à lui, été attribué à No Good Men de Shahrbanoo Sadat, un film coproduit par l’Afghanistan, l’Allemagne, la France, le Danemark et la Norvège.
Cet évènement et l’implication des jeunes jurés illustre la place que peut prendre la jeunesse dans la vie culturelle du territoire.
Elle valorise également des compétences essentielles travaillées au lycée : l’analyse, l’argumentation, l’écoute et l’expression orale. Une expérience pédagogique qui va donc bien au-delà de la salle de classe.







